Je soutiens l’amendement de mon collègue Bentz, qui me paraît très important. Ce projet de loi sur l’euthanasie et le suicide assisté constitue un changement anthropologique majeur pour la société dans laquelle nous voul
Passage du compte rendu
Je soutiens l’amendement de mon collègue Bentz, qui me paraît très important. Ce projet de loi sur l’euthanasie et le suicide assisté constitue un changement anthropologique majeur pour la société dans laquelle nous voulons vivre – je ne vous cache pas que j’y suis largement opposé. L’amendement de mon collègue Bentz permet de préciser que ses dispositions ne concernent que « les personnes en phase terminale ». Comme on le sait, il y a derrière ce projet de loi une association qui voudrait bien mettre un pied dans la porte du suicide assisté et de l’euthanasie. Dans quelque temps, elle souhaitera naturellement aller bien au-delà des dispositions prévues et ouvrir le droit à l’aide à mourir à bien plus de personnes. Qui sait, peut-être qu’un jour le Conseil constitutionnel se saisira lui-même de ce texte et ouvrira un droit à l’euthanasie pour d’autres personnes ! Il me semble utile d’évoquer la situation de pays qui ont adopté ces mesures il y a près de dix ou vingt ans. Aux Pays-Bas, le député qui les avait fait adopter le regrette amèrement, comme le rapporte l’article très important publié dans Le Figaro pendant nos débats de l’année dernière – je vous invite à lire. Là-bas, l’année 2024 a été une année record pour le nombre d’euthanasies avec 9 958 cas, soit 5 % de l’ensemble des décès. Monsieur le rapporteur, si nous ne sommes pas capables de préciser que la définition retenue à l’article 1 s’applique « aux personnes en phase terminale », cela signifie que vous avez une autre intention, celle d’ouvrir l’euthanasie à beaucoup plus de personnes. Il faut savoir qu’aux Pays-Bas, quarante-cinq adolescents qui l’avaient demandé ont été autorisés à être euthanasiés.